Confidence de Laure après les championnat de Monde 2005

Manaudou: 'Je ne lancerai plus de relais'

Vous avez été très discrète depuis la fin des Championnats du monde. Pourquoi ?
'C’était une volonté. Je n’aime pas trop me mettre en avant. En plus, j’ai pris conscience à Montréal que cela avait été dur parce que je ne m’étais pas trop entraînée la saison dernière. Alors, maintenant je me consacre totalement à l’entraînement.'

Qu’avez-vous fait depuis les Mondiaux et votre titre de championne du monde sur 400 mètres nage libre ?
'Je suis partie en vacances en Bretagne un mois. Et, avant de reprendre l’entraînement, j’ai fait une séance photos en Sardaigne, je me suis vraiment reposée. Je n’ai pas nagé du tout.'

Vous avez déclaré que la natation ne vous avez pas manqué durant vos vacances ?
'C’est vrai, elle ne m'a pas manquée. Pas du tout. J’avais juste envie de reprendre pour retrouver les autres nageurs. Après les Jeux, je n’avais pris qu’une semaine de repos. Alors, là, j’avais besoin de couper et de me sentir à l’écart de la natation. C’est agréable.'

Quel bilan dressez vous de vos Mondiaux ?
'Déjà, je suis contente de mon 400 mètres. Même si je pense que j’aurais pu nager plus vite. En fait, après ma mauvaise série le matin, j’étais trop stressée en finale. Sinon, je n’ai pas trop apprécié que certains journalistes aient écrit que j’avais coulé le relais 4 x 200 m (5e). Je le retiens. Et maintenant, je ne ferai plus de relais !'

Vous voulez dire que les relais c’est vraiment fini ?
'Tout dépend. D’autant qu’on a maintenant plus de chances, grâce à Alena Popchanka (ancienne Belarusse, championne du monde du 200 m en 2002, désormais naturalisée Française. »). Mais c’est certain que je ne lancerai plus de relais. J’ai pris un risque en partant première à Montréal et je ne suis pas certaine que d’autres auraient fait mieux à ma place. Et, finalement, je n’étais qu’à 40 centièmes de mon meilleur temps. Ce n’est pas si mauvais que ça.'

Philippe Lucas, votre entraîneur, vous sent plus heureuse qu’il y a un an. Est-ce vrai ?
'Oui. J’ai davantage envie de nager. Et le fait d’être avec Pierre (Henri, lui aussi nageur à Melun), c’est mieux qu’avant. Je suis plus épanouie au quotidien. Les nageurs du club pourraient en témoigner. J’arrive à profiter de beaucoup de choses.'

Il semble que les méthodes d’entraînement de Philippe Lucas soient devenues plus libérales. Qu’en pensez-vous ?
'Avant, il restait toujours à côté de moi durant toutes les séances. Maintenant, il me dit, au début de l’entraînement, ce que j’ai à faire et je me débrouille. Cela lui laisse plus de temps pour s’occuper des autres. C’est vrai que je suis plus appliquée dans les séries et en « muscu » aussi. Même les jours où je n’ai pas trop envie ! Je suis plus régulière qu’avant.'

Quand ferez-vous votre rentrée ?
'Au meeting de Rouen. J’aime ce meeting. J’ai des bons souvenirs car j’y ai battu le record de France du 50 mètres dos (en 2003)'.

Quels sont vos objectifs cette année ?
'Je veux remporter les Championnats d’Europe du petit bassin. Ce n’est pas très important mais c’est un titre que je n’ai pas. En 'petit bain', je n’en ai aucun. Ca en fait donc quelques-uns à aller chercher. Ca fait bien, dans une carrière, d’avoir tous les titres, un Grand Chelem ! Sinon, je veux conserver mes titres européens sur 400 m et 100 m dos. Même si je pense que, sur
100 m dos, ça va être très dur.'


Que pensez vous de la collection de maillots de bain que vous avez dessinée pour votre équipementier ?
'La demande est venue d’Arena après les Jeux olympiques mais c’est moi qui ait dessiné et choisi les couleurs des maillots. Bleu orange et rouge. Ma couleur préférée est le bleu turquoise. Un beau bleu qui rappelle celui des îles lointaines. Pour l’instant, je ne l’ai pas trop croisé sauf peut-être lors de mon stage en Guadeloupe en avril dernier. Ce bleu-là me fait rêver !'

Pourquoi le papillon a-t-il été choisi comme symbole ?
'Déjà ce papillon est une version stylisée du tatouage que je porte à l’épaule. C’est mon premier tatouage. Je voulais un papillon car j’aime sa beauté, sa légèreté, ses couleurs. Ce papillon raconte bien mon histoire. Il faut quatre étapes pour que la chenille devienne un papillon et cela correspond à mon histoire. J’ai d’abord quitté ma famille à 14 ans pour rejoindre Philippe Lucas, mon coach à Melun. Deuxième étape aux championnats du monde à Barcelone en 2003. Tout est allé très vite, je ne me suis rendu compte de rien, j’avais 17 ans. Mais c’est à ce moment que tout s’est accéléré. Et puis, il y a les jeux en 2004, mes 3 médailles et mon nouveau statut et tout ce qui suit. Enfin, les championnats du monde de Montréal cet été où j’ai confirmé. J’étais une simple nageuse lorsque je suis montée à Melun. Trois ans plus tard je deviens l’une des sportives préférées des Français..'

On a vraiment l'impression que vous avez changé ?
'Je me suis transformée depuis 2 ans. Déjà physiquement, je ne me reconnais pas du tout. J'avais les cheveux courts auparavant mais surtout j'ai pris de la force musculaire. Et puis je suis devenue plus exigeante avec moi.'

Commentaires (2)

1. aurelie Le 19/12/2007 à 09:44

Envoyer un e-mail à aurelie
laure tes la plus forte allez, laure!!

2. aurelie Le 29/12/2007 à 19:09

Envoyer un e-mail à aurelie
allez laure tes la plus forte bisous
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Dernière mise à jour de cette page le 26/05/2006

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